

Née à Toulouse d’un environnement familial sensible aux Arts, baignée dans la multitude des possibilités artistiques ; c’est toute petite que je commence à peindre, dessiner et user de la matière pour construire des volumes dans l’espace. Je me passionne pour des parcours d’études différents. Écriture, peinture, psychologie, philosophie, arts plastiques et appliqués…
Je découvre un équilibre dans l’art des fleurs, et deviens fleuriste. Être fleuriste, composer, avoir accès aux formes, volumes, couleurs, et trouver de la fragilité autant que de la force dans cette matière vivante. C’est dans ce contexte que le monde végétal dépose sur ma route les fils de fer. Je les rencontre comme des traits de crayons. Dessiner dans l’espace. Sculpter le vide. Lui donner une armature, un exo-squelette.
Débute alors une réflexion sur les corps. Leurs lignes et leurs détails, leur caractère unique et multiple et leur force d’expressivité. Ma démarche réside dans la confrontation intime entre la dureté, la froideur de la matière et les courbes anatomiques toujours imparfaites.
Presque respecter les proportions. C’est dans ce presque que réside la fragilité et la force d’expression d’un regard, d’une posture. Et, c’est dans les nœuds et les torsions ou distorsions qu’émergent les forces et fragilités intérieures d’un personnage. Les fils de fer emprisonnent ou solidifient, tiennent le rôle d’une armure ou d’une armature, desquelles les failles d’un sujet sont perceptibles. D’une ligne surgit une émotion. Et de son ombre projetée en surgit une autre différente, dévoilant la dualité et le lien entre ce que l’on montre, ce qui est vu, et ce qui vibre véritablement à l’intérieur d’un personnage. D’abord toutes brutes, comme allant à l’essentiel, à l’essence du trait et de l’intention, certaines de mes constructions intègrent du textile léger et transparent. Les visages, eux, gardent leur nature propre… Sans fard.

